Un employeur qui refuse de réintégrer un salarié protégé, malgré une condamnation judiciaire, laisse à ce dernier
le choix du moment de la rupture de son contrat de travail. Plus le temps passe et plus l'employeur devra payer. La Cour de cassation a ainsi considéré
que l'employeur devra payer une indemnité égale à "la rémunération que le salarié aurait perçu jusqu'à renonçant à sa réintégration, il prenne
acte de la rupture de son contrat de travail". La Cour de cassation précise par ailleurs que cette indemnité se cumule avec l'indemnité pour licenciement
illicite. Cass. Soc. 26 janvier 2006 -N° 04-40.789 |